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KIKK 2016 : Namur converti au format numérique

Date publication: 
14/11/2016

Ces 3, 4 et 5 novembre, le KIKK Festival de Namur a réuni professionnels et passionnés de numérique. Conférences, expositions, ateliers et autres créations technologiques ont envahi la capitale wallonne durant trois jours. Un événement urbain qui a également mis en avant de nombreuses startups wallonnes par le biais du KIKK Market, soutenu financièrement par le FEDER et la Wallonie.

C'était l'ambiance, au Théâtre de Namur

La sixième édition du KIKK Festival, qui s’est déroulée à Namur du 3 au 5 novembre, a démontré une fois de plus l’abondance de créativité et d’innovation en Wallonie, dans le secteur numérique. Réunissant en trois jours pas moins de 15 000 visiteurs issus des quatre coins du globe –une cinquantaine de pays étaient représentés–, l’événement poursuit sa constante évolution.

Tout en gardant un ADN résolument technologique, traversant aussi bien les mondes de l’entreprise, de l’art et de la science, le KIKK grandit en gardant un objectif en tête : la rencontre. « On a une volonté d’avoir un événement professionnel et un événement grand public, avec une porosité entre les deux, annonce Gilles Bazelaire, directeur de l’événement. Le but est de créer par là un espèce de “Living Lab”, d’investir la ville et de vraiment devenir un festival qui grandit en réseau. »

L'oeuvre de Ralf Baecker pour l'exposition InterférencesL'oeuvre de Nicolas Bernier pour l'exposition InterférencesL'oeuvre de Mike Rijnierse et Rob Bothof pour l'exposition Interférences

Cette ambition est palpable au travers d’une multitude d’activités proposées, contenant pas mal de nouveautés cette année. À côté de l’exposition « Interférences », du KIKK Market et du Little.KIKK (nouvel espace dédié aux plus jeunes), accessibles à tout public, prenaient place des activités pour « initiés » comme les workshops (ateliers pratiques) et les conférences techniques, ces dernières faisant également partie des nouveautés.

Cette année, un espace LITTLE.KIKK était conçu pour les plus petits...et les autresLes workshops étaient l'occasion de travailler avec des personnalités reconnues du secteur numérique

KIKK Market, terreau pour les startups wallonnes

Intégré au festival depuis 2014, le KIKK Market a presque doublé sa superficie cette année, grâce à l’aide financière du FEDER et de la Wallonie. Ce sont donc une trentaine d’exposants –Wallons et internationaux– qui se sont réunis sous le chapiteau de 800 m² (contre 500 en 2015) établi sur la Place d’Armes, afin de présenter leurs créations au public. Des projets qui se veulent à la fois technologiques, créatifs et innovants. « Cela permet de montrer ce qui se fait à l’étranger, mais aussi ce qui se fait en Wallonie, explique Jil Theunissen, coordinatrice du Market. Nous voulons mettre en avant des projets et boites wallonnes, pour les faire rayonner à l’international. Ça permet donc aux Wallons d’être inspirés mais aussi d’inspirer à leur tour. » 

Les startups ont pu tester leurs prototypes face au public au KIKK MarketLe KIKK Market a attiré pas moins de 5000 personnes par jourDuallo, instrument de musique descendant de l'accordéon, présenté au KIKK Market

Imprimante 3D fabriquant des objets en chocolat, application musicale produisant des sons selon les mouvements de l’utilisateur, puzzle « connecté » mêlant des pièces physiques et virtuelles… les créations étaient pour le moins hétéroclites. Tout bénéfice pour la curiosité des visiteurs comme pour les exposants, qui peuvent ainsi tâter le marché pour une première fois.

Calla, la jardinière intelligenteC’est le cas des Liégeois Romain Trigaux et Florian Paquay, qui présentent Calla, un jardin d’intérieur fournissant automatiquement eau, lumière et nutriments aux plantes aromatiques : « C’est intéressant pour nous d’être ici au Market, car on obtient une visibilité qu’on n’aurait pas eue autrement, se réjouit Romain Trigaux. On a un bon retour de la part des gens, et on a même rencontré des distributeurs et investisseurs potentiels. C’est très positif pour nous, maintenant le challenge va être de commercialiser notre produit. »

 

 

De nombreux projets du KIKK Market sont en fait des sujets d'étude que leurs créateurs ont désiré poursuivreComme Calla, de nombreux projets présentés sont issus d’un travail d’études, que leurs créateurs ont décidé de poursuivre une fois diplômés. À côté du contact avec le public, ceux-ci peuvent donc échanger leurs expériences avec leurs pairs, ce qui fait du Market un véritable terreau pour les startups wallonnes.

 

 

 

Vers une expansion ?

Prenant d’assaut le Théâtre, le Palais des Congrès, la Place d’Armes ou encore le Grand Manège, le KIKK 2016 a clairement assis son statut d’événement urbain à Namur. Ce qui n’empêche pas les organisateurs de viser encore plus loin. « On va lancer un premier module au printemps prochain : le KIKK à Liège, annonce Gilles Bazelaire. L’idée est d’amener le label KIKK dans d’autres villes, pour envahir la Wallonie, et se positionner sur le territoire. Les gens qui venaient ici il y a cinq ans se disaient “la Wallonie est nulle part dans le numérique”. Aujourd’hui on ose espérer qu’ils se disent qu’à Namur et en Wallonie il y a le KIKK, et que c’est l’avant-garde. »